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> Joseph Ponthus reçoit le prix Eugène Dabit 2019

Délibération du 21 novembre 2019 à l’Hôtel du Nord. De gauche à droite : Natacha Boussaa, André Rollin, Joseph Da Costa, Claudine Ducol, Hervé Hamon, Michel Quint, Valentine Goby.

Le jury du prix Eugène Dabit du roman populiste a désigné ce 21 novembre son lauréat 2019. Il s’agit de Joseph Ponthus pour son livre étonnant, premier roman convaincant et très prometteur : A la ligne, feuillets d’usine, publié par La Table Ronde.

Un vote assez net au deuxième tour a tranché en faveur de Joseph Ponthus, ce qui n’a pas empêché les autres titres en compétition de trouver au sein du jury de forts soutiens, notamment les livres de Justine Bo (Onanisme, Grasset), Marin Fouqué (77, Actes Sud), Abdellah Taïa (La Vie lente, Seuil) et Hervé Le Corre (A l’ombre du brasier, Payot et Rivages), ce dernier ayant tout spécialement enthousiasmé de nombreux jurés par l’ampleur, le réalisme, et l’incroyable richesse de son style, par ses couleurs et la puissance de l’évocation du peuple des communards. 

Joseph Ponthus réussit le pari étonnant de mêler poésie et réalisme pour décrire dans le même chant syncopé à la fois la dureté de la condition ouvrière sur les lignes de production de l’usine et l’intimité du rêve qui libère l’homme de sa chaîne. Un texte unique, envoûtant, au lyrisme perturbant dans le meilleur sens du terme puisqu’au lieu de magnifier la souffrance, il la chante en démontant les mécaniques de l’asservissement, il libère les corps et la pensée, il ouvre les portes de l’action. Du « sur-mesure » pour notre prix, ce que le jury ne pouvait qu’honorer.

La cérémonie de remise du prix et de sa récompense (une dotation de 2 000 euros) aura lieu le vendredi 13 décembre, à 18 h 00, à l’Hôtel du Nord (1).

Cette rencontre conserve son caractère public.

Après Douglas Kennedy, Grand Corps Malade et Josiane Balasko les années précédentes, le parrainage de la cérémonie est cette fois confié à Patrick Poivre d’Arvor.

 

(1) Hôtel du Nord, 102, quai de Jemappes 75010 Paris.

Actualités

12 novembre 2019

> Six titres en lice pour le prix 2019

Le jury du Prix Eugène Dabit du roman populiste a arrêté le 11 novembre 2019 sa deuxième sélection, retenant six romans marquants, désormais en lice pour obtenir le prix de l’année. La délibération finale de désignation du lauréat aura lieu le 21 novembre et sera rendue publique vers 14 h 30 à l’Hôtel du Nord (1). Les titres de cette deuxième sélection sont les suivants :

Justine Bo, « Onanisme », Grasset.

Marin Fouqué, « 77 », Actes Sud.

Philippe Joanny, « Comment tout a commencé », Grasset.

Hervé Le Corre, « Dans l’ombre du brasier », Payot & Rivages.

Joseph Ponthus, « A la ligne, feuillets d’usine », La table ronde.

Abdellah Taïa, « La vie lente », Seuil.

On retiendra la grande diversité des choix littéraires du jury : auteurs jeunes ou confirmés, approches originales des univers populaires, intimes, épiques, réalistes, poétiques, urbaines ou périurbaines dans des époques et des contextes variés. Mais toujours les charmes, l’inventivité et la puissance du style, du peuple, du «peuple plus le style», selon les vœux des fondateurs de notre prix.

La date de la remise de la récompense à l’Hôtel du Nord (2) est fixée
au 13 décembre, à 18 heures.

Après Douglas Kennedy, Grand Corps Malade et Josiane Balasko, cette cérémonie publique est parrainée cette année par Patrick Poivre d’Arvor.

(1) Hôtel du Nord, 102, quai de Jemappes, Paris 10e.

(2) Comme chaque année, une dotation de 2000 euros est remise au lauréat.

11 septembre 2019

> Dix titres en première sélection 2019

Voici notre première sélection de dix titres pour le prix Eugène Dabit 2019. Décidée le 10 septembre, et en attendant une deuxième sélection de cinq titres mi-novembre. Le lauréat ou la lauréate sera désigné le 21 novembre.

Toutes ces œuvres, pour certaines premiers romans, d’auteurs jeunes le plus souvent, ont littéralement (et littérairement) conquis le jury. De belles plumes, de l’énergie à revendre, un ancrage dans les douleurs et les espoirs du temps, dans ses colères et ses promesses. Du talent, du peuple, du style.


Youssef Abbas, « Bleu blanc brahms », éd. Jacqueline Chambon (Acte Sud).
Justine Bo, « Onanisme », Grasset.
Mathieu Deslandes & Zineb Dryef, « Soir de fête », Grasset.
Marin Fouqué, « 77 », Actes Sud.
Philippe Joanny, « Comment tout a commencé », Grasset .
Céline Lapertot, « Ce qui est monstrueux est normal », Viviane Hamy.
Hervé Le Corre, « Dans l’ombre du brasier », Payot & Rivages.
Joseph Ponthus, « A la ligne, feuillets d’usine », La table ronde.
Abdellah Taïa, « La vie lente », Seuil.
Yannis Tsikalakis, « Belleville City », Autrement.

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