Samira Sedira remporte le prix Eugène Dabit 
du roman populiste 2020-2021

Après sa délibération du 15 avril 2021, le jury du prix Eugène Dabit du roman populiste est heureux d’annoncer que Samira Sedira est la lauréate du prix 2020-2021 pour son livre « Des gens comme eux », paru en janvier 2020 au Rouergue (la brune).

Les autres livres retenus en deuxième sélection, Aurélien Delsaux, « Pour Luky « ; Françoise Henry, Loin du soleil ; Hervé Le Corre, Traverser la nuit et Laurent Petitmangin, Ce qu’il faut de nuit, présentaient aux yeux des jurés de grandes qualités d’écriture. Celui de Samira Sedira, lu parmi les premiers, avait suffisamment marqué le jury pour n’être pas oublié. Dans l’imaginaire courant, le dominant est un mâle blanc, citadin, aisé. Ici, il est noir et vit à la montagne. Ce simple décentrement donne du contour au rapport de classe qui est à l’origine du carnage raconté par Samira Sedira. Elle a convaincu le jury par la force de son récit, son parti-pris narratif, sa langue fluide et évocatrice.

La cérémonie de remise du prix 2020-2021 devrait se tenir le 17 juin 2021, à l’Hôtel du Nord, si le contexte sanitaire le permet.

L’évènement sera confirmé ultérieurement.

Maryse Wolinski est cette année la marraine du prix. Hommages seront rendus à Georges Wolinski, assassiné en 2015, et à Nicky Fasquelle, vaincue par la covid 19, tous deux anciens membres du jury. Ainsi qu’à Joseph Ponthus, notre dernier lauréat, brutalement décédé en février 2021 à l’aube d’un œuvre magistrale.

Joseph Ponthus reçoit le prix Eugène Dabit 2019

Délibération du 21 novembre 2019 à l’Hôtel du Nord. De gauche à droite : Natacha Boussaa, André Rollin, Joseph Da Costa, Claudine Ducol, Hervé Hamon, Michel Quint, Valentine Goby.

Le jury du prix Eugène Dabit du roman populiste a désigné ce 21 novembre son lauréat 2019. Il s’agit de Joseph Ponthus pour son livre étonnant, premier roman convaincant et très prometteur : A la ligne, feuillets d’usine, publié par La Table Ronde.

Un vote assez net au deuxième tour a tranché en faveur de Joseph Ponthus, ce qui n’a pas empêché les autres titres en compétition de trouver au sein du jury de forts soutiens, notamment les livres de Justine Bo (Onanisme, Grasset), Marin Fouqué (77, Actes Sud), Abdellah Taïa (La Vie lente, Seuil) et Hervé Le Corre (A l’ombre du brasier, Payot et Rivages), ce dernier ayant tout spécialement enthousiasmé de nombreux jurés par l’ampleur, le réalisme, et l’incroyable richesse de son style, par ses couleurs et la puissance de l’évocation du peuple des communards. 

Joseph Ponthus réussit le pari étonnant de mêler poésie et réalisme pour décrire dans le même chant syncopé à la fois la dureté de la condition ouvrière sur les lignes de production de l’usine et l’intimité du rêve qui libère l’homme de sa chaîne. Un texte unique, envoûtant, au lyrisme perturbant dans le meilleur sens du terme puisqu’au lieu de magnifier la souffrance, il la chante en démontant les mécaniques de l’asservissement, il libère les corps et la pensée, il ouvre les portes de l’action. Du « sur-mesure » pour notre prix, ce que le jury ne pouvait qu’honorer.

La cérémonie de remise du prix et de sa récompense (une dotation de 2 000 euros) aura lieu le vendredi 13 décembre, à 18 h 00, à l’Hôtel du Nord (1).

Cette rencontre conserve son caractère public.

Après Douglas Kennedy, Grand Corps Malade et Josiane Balasko les années précédentes, le parrainage de la cérémonie est cette fois confié à Patrick Poivre d’Arvor.

 

(1) Hôtel du Nord, 102, quai de Jemappes 75010 Paris.

Estelle-Sarah Bulle lauréate du prix 2018

©Julien Falsimagne/Leextra/Editions Liana Levi

Réunis le 20 novembre à l’Hôtel du Nord, à Paris, le jury du Prix Eugène Dabit du roman populiste a décerné son prix à Estelle-Sarah Bulle pour son premier roman : « Là où les chiens aboient par la queue », paru chez Liana Levi.
Un vote extrêmement serré a permis de départager au troisième tour (et à un cheveu) Estelle-Sarah Bulle et Guy Boley dont le livre « Quand Dieu boxait en amateur » (Grasset) avait trouvé lui aussi d’ardents défenseurs. Mais tous les titres retenus en deuxième sélection (Pascal Manoukian, « Le Paradoxe d’Anderson », Seuil ; Nicolas Mathieu, « Leurs enfants après eux », Actes Sud ; Sonia Ristić, « Des Fleurs dans le vent », Intervalles ; François Salvaing, « H.S. », Arcane 17) méritaient la distinction et l’auraient obtenue au sein d’une concurrence moins vigoureuse.
Estelle-Sarah Bulle nous entraîne avec talent et conviction dans une saga familiale haletante, sur trois générations de « négropolitains » entre Guadeloupe et métropole. Dans une langue d’une rare richesse, ponctuée d’expressions créoles, elle sculpte avec humour, tendresse et poésie des personnages singuliers aux caractères puissants, les inscrivant dans un récit qui ne cesse de renvoyer à l’histoire mouvementée de l’île caraïbe.

Remise du prix le 5 décembre, à l’Hôtel du Nord, à Paris.

© Mo Fischer

Après Douglas Kennedy et Grand Corps Malade les années précédentes, le parrainage amical et complice de cette cérémonie était cette fois confié à la comédienne, auteure et réalisatrice Josiane Balasko. Une mémorable soirée à laquelle participaient les jurés, des éditeurs et les amis du prix, dans une atmosphère célèbre qui n’a pas manqué de gueule(s).

Titaua Peu, lauréate 2017 pour son roman “Pina”

C’est une première dont notre prix peut être fier : récompenser une auteure polynésienne.
Titaua Peu, pour son étonnant Pina, recevait en effet le 30 novembre la distinction 2017 des mains du parrain de l’année, Grand Corps Malade. Un moment littéraire chaleureux qui, comme habituellement, s’est déroulé à l’Hôtel du Nord de Paris, en présence des membres du jury, de journalistes, d’éditeurs, d’amis du prix ainsi que d’autres écrivains restés en lice lors de la deuxième sélection de cinq titres.
Arno Bertina, l’auteur largement plébiscité des magnifiques Châteaux qui brûlent (Verticales), retenu par un atelier d’écriture à Rennes, a ainsi tenu à féliciter la lauréate à distance. Thomas Flahaut, qui présenta un Ostwald (L’Olivier) remarqué, à l’écriture fine, très méritant pour un premier roman, avait fait le déplacement. Sorj Chalandon, parvenu à un cheveu de la distinction pour son puissant Jour d’avant (Grasset), était lui aussi présent, amical et très fair-play pour la petite cérémonie du canal Saint-Martin. Enfin, Frédéric Viguier, retenu, était représenté pour son Aveu de faiblesse par Nadine Straub (Albin Michel).
« Un roman de folie, de feu, de cœur, de sang », avait noté Jean-Luc Marty, écrivain et membre du jury, à propos du roman de Titaua Peu. « Une histoire universelle, faite de sueur, d’amour, de pleurs mais aussi d’espoir », poursuivait la lauréate qui affirmait apprécier dans le prix Eugène Dabit cette « volonté de donner la parole aux sans voix, à ceux qui souffrent » et qui a promis de « continuer, pas seulement pour moi mais aussi pour mon pays. »
C’est en effet la force et l’originalité de Pina : proposer une écriture vigoureuse proprement tahitienne dont la dimension universelle touche chacun d’entre nous. Antithèse d’une carte postale, Pina est l’expression directe du peuple polynésien.

Photo @Mo Fischer
De gauche à droite : Jean-Luc Marty, Grand Corps Malade, Philippe Haumont, Titaua Peu, Valentine Goby, Arthur Toscan du Plantier, Michel Quint.

Comme des gueules d’atmosphère

Hugo Boris en compagnie de Douglas Kennedy, le 16 décembre 2016 à l’Hôtel du Nord de Paris. Photo : Mo Fischer

Le petit peuple du prix avait trouvé son style, ce 16 décembre, pour la remise de sa récompense à Hugo Boris, lauréat 2016 auteur de l’excellent roman Police (Grasset), cérémonie parrainée cette année par l’écrivain américain Douglas Kennedy.
Accueil aux petits oignons, stylé lui aussi mais sans affectation, simplement populaire et distingué, chic et chaleureux, dans l’élégante avant-salle de l’Hôtel du Nord où l’on se souvint notamment que cette histoire d’atmosphère qui collait si bien à l’endroit avait totalement échappé au roman original d’Eugène Dabit, notre premier lauréat, en 1931, la paternité de la réplique revenant à Henri Jeanson pour le film de Marcel Carné.
De l’atmosphère, il n’en manqua pas autour des petits plats tendance Tadjik à succès concoctés par MERCY FANNY, sous la houlette de Françoise Guida-Davin. Histoire de faire le plein, le plein de (bons) mots et de sourires, de partages, de connivences et d’assurance mutuelle de tout ce qu’avait de noble, de respectueux du peuple et de son humanité le populisme appliqué à ce genre littéraire que notre prix soutient depuis 85 ans.
Anciens lauréats comme Shumona Sinha ou Thierry Beinstingel, amis du Prix, auteurs-es, éditeurs, journalistes, une soixantaine de personnes ont participé à cette rencontre. Autour d’un parrain de marque, l’écrivain américain et Parisien de cœur Douglas Kennedy, venu témoigner des grandes qualités littéraires, à son goût, de notre lauréat Hugo Boris et s’interrogeant avec lui : « Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu’il va ? »

Didier Castino reçoit le prix Eugène Dabit 2015 pour « Après le silence » (Liana Levi)

APRES LE SILENCE © Art Becker/CORBIS (sdp)
Réuni à l’Hôtel du Nord le jeudi 26 novembre 2015, le jury du Prix Eugène Dabit du roman populiste a désigné comme lauréat, dès le premier tour et à une nette majorité, Didier Castino pour son premier roman, Après le silence, édité par Liana Levi.Ce texte d’une rare puissance dont le souffle ravive dans un réalisme époustouflant une mémoire ouvrière que l’on aurait pu croire endormie a conquis le jury. Elan, rigueur, souffle, puissance sont, dans le roman de Didier Castino, mis au service de la construction élaborée d’un récit à deux voix, du passé au présent, du père au fils ou plutôt du fils au père. L’auteur dépeint dans un réalisme sans concession la dureté d’une condition sociale et la droiture de ceux qui se sont engagés leur vie durant, jour après jour, pour la transformer, nous interrogeant subtilement au passage sur la manière dont les générations suivantes portent encore ces valeurs.
Les quatre autres titres en lice (lire ci-contre) après la seconde sélection ont tous fait l’objet d’éloges et méritent d’être soutenus pour leur indéniable créativité littéraire ainsi que pour un ancrage souvent original et novateur dans le réel. En deuxième position, le jury a spécialement aimé l’étonnant et drolatique Quand le diable sortit de la salle de bains, proposé par Sophie Divry, une prouesse stylistique employée à décrire de l’intérieur la réalité chaotique et souvent absurde des errances d’une jeune chômeuse qui veut sortir de sa condition.

Le prix Eugène Dabit 2015 sera remis à Didier Castino
le mercredi 16 décembre à 18 h, au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis*
par Patrick Braouezec, président de Plaine Commune et membre du jury du prix

Sont cordialement invités à partager ce moment les amis du prix, du territoire de Plaine Commune, du Théâtre Gérard Philipe, les éditeurs, écrivains et journalistes sensibles à la démarche d’un prix littéraire qui a récompensé au fil de sa longue histoire les plus grands écrivains de leur temps. Un prix soucieux de valoriser un genre qui place le peuple, sa vie, ses espoirs et ses résistances au cœur d’une écriture lucide, originale et exigeante.

* Théâtre Gérard-Philipe 59, boulevard Jules-Guesde. 93200 Saint-Denis

Contact : Association pour la restauration du Prix Eugène Dabit du roman populiste
Philippe Haumont. 8 bis, rue Aubert 93200 Saint-Denis – France
Tél. 01 83 74 23 03 – 06 20 98 37 84
philippehaumont@yahoo.fr ~philippe@philippehaumont.com

Invitation 2015

Le prix 2014 attribué à Dominique Fabre

Couv Photos volees+bandeDominique Fabre* remporte cette année le prix Eugène Dabit du roman populiste pour son roman Photos volées  (Éd. de l’Olivier).

Réuni le 18 novembre 2014, le jury a désigné à une forte majorité au second tour Dominique Fabre, après une discussion serrée au premier tour qui a mis aussi en évidence les grandes qualités d’un autre titre, Bois II, d’Élisabeth Filhol (P.O.L).

Au-delà de ce livre au ton si particulier, tout emprunt d’une joyeuse mélancolie et dont la succession d’anecdotes ouvre sur un panorama universel, celui des sensations et destinées humaines, le jury a aussi voulu cette année récompenser l’ensemble d’une œuvre, celle du discret, prolixe et talentueux auteur Dominique Fabre.

Dans ce livre, Dominique Fabre dresse le portrait d’un homme sensible et digne qui porte en lui le sentiment d’avoir plus ou moins raté sa vie et qui, pour rien au monde, n’embêterait quiconque avec son vague à l’âme. L’écriture est à son image, juste et toute en retenue. Elle procède par touches délicates, dans ce roman où rien n’est plus grand et porteur de sens que l’apparente banalité du quotidien.

* Dominique Fabre a publié une douzaine de romans, dont Moi aussi un jour, j’irai loin (Maurice Nadeau, 1995), Ma vie d’Edgar (Le Serpent à plumes, 1998), J’aimerais revoir Callaghan (Fayard, 2010), Il faudrait s’arracher le cœur (L’Olivier, 2012) et un récit, Des nuages et des tours (L’Olivier, 2013). Il a également publié en septembre 2014 un recueil de poésie aux éditions Fayard, Je t’emmènerai danser chez Lavorel.

 

 

Violaine Schwartz reçoit le Prix 2013 pour «Le Vent dans la bouche»

 

Le Prix Eugène Dabit du roman populiste 2013 a été attribué le 9 janvier 2014 par le jury à Violaine Schwartz pour son roman Le Vent dans la bouche (P.O.L).

Ecrit à fleur de peau, ce livre évoque avec une rare intensité la personnalité de Fréhel, cette jolie fleur de pavé qu’on appelait à ses débuts la « môme Pervenche ». Il a conquis le jury.

Le livre de Violaine Schwartz évoque avec une rare intensité la personnalité de Fréhel. Toute jeune, une femme dont la liberté effrayait tant les hommes qu’ils la quittaient au plus vite. Une amoureuse dévastée, détruite. Une pauvre fille alcoolique, toxicomane, terrorisée par des démons d’enfance au point d’en garder sa vie entière une terreur des corbeaux. Une errante, partie dix ans se produire à Saint-Pétersbourg, à Vienne, à Bucarest pour finir prostituée dans un bordel de Constantinople. Une matrone avant l’âge, bouffie d’angoisse et de graisse. Une pocharde au cœur lourd. Mais quelle chanteuse… Evoquant Fréhel, Violaine Schwarz prend à corps un destin de femme, une histoire de révolte et d’insoumission vibrantes. « Fermez vos gueules, j’ouvre la mienne ! », beuglait-elle au début de ses tours de chant. Violaine Schwartz lui rend cette voix-là. Sa voix. La voix du peuple qui n’en peut plus de se laisser conter. Effrayer. Abuser. Le Vent dans la bouche est un livre magnifique et exaltant. Faisant corps et âme avec l’interprète de La Java bleue et de Où sont tous mes amants ?, Violaine Schwartz tient la chronique tendre et hargneuse d’une vie sans pareil.

Xavier Houssin

© Michèle Constantini.

© Michèle Constantini.

Violaine Schwartz, 45 ans, est comédienne, chanteuse et écrivain. Après des études à

l’Ecole du TNS, elle a notamment travaillé sous la direction de Georges Aperghis, Alain Ollivier, Jacques Lassalle, Ludovic Lagarde, Gilberte Tsaï, Charles Tordjman, Frédéric Fisbach, Jean Philippe Vidal, Ingrid von Wantoch Rekowsky, Jacques Rebotier, Jean Lacornerie, Jean Boilot, Dominique Pifarély, Etienne Pommeret, et, ces dernières années avec Célie Pauthe, Pierre Baux, Irène Bonnaud et Guillaume Delaveau. Elle a crée un tour de chant autour du répertoire réaliste, en duo avec la contrebassiste Hélène Labarrière. Elle a également écrit des pièces radiophoniques et deux romans. Bibliographie : La Tête en arrière (P.O.L, 2010), Les Exilées [épilogues au texte d’Eschyle], (Les Solitaires intempestifs, 2013), Le Vent dans la bouche (P.O.L, 2013).

Lauréat 2012

Thierry-Beinstingel

Thierry Beinstingel

 

Le prix Eugène Dabit du roman populiste 2012 a été décerné à Thierry Beinstingel pour son roman Ils désertent, paru aux éditions Fayard.

Lire l’allocution de Thierry Beinstingel prononcée lors de la remise du prix.

Résumé de l’ouvrage :

Ses collègues l’appellent l’« ancêtre » ou l’« ours », peu importe le surnom, pourvu qu’on lui concède sa vie de solitude sur les routes. Il est VRP en papier peint depuis quarante ans. Soudain sa hiérarchie voudrait qu’il vende aussi des canapés. Mais quand il songe au temps qu’il a fallu à l’espèce humaine pour apprendre à se tenir debout, il juge cette évolution déshonorante. D’où lui vient une telle idée. Peut être de la correspondance de Rimbaud… Car, en chemin, toujours, il emporte les oeuvres du plus célèbre voyageur de commerce. (suite…)

Lauréate 2011

Portrait de Sumana-Sinha

Sumana Sinha

Shumona Sinha a reçu le prix populiste 2011 pour son roman Assommons les pauvres, paru aux éditions de l’Olivier.

Résumé de l’ouvrage : Au petit matin, après avoir passé la nuit au poste pour avoir fracassé une bouteille de vin sur la tête d’un immigré, une jeune femme déroule le film de l’année écoulée et les raisons qui l’ont conduite à ce déchaînement de violence. Étrangère elle aussi, elle gagne sa vie comme interprète auprès des demandeurs d’asile, dans les bureaux semi opaques des zones périphériques de la ville. Place intenable, insoutenable. En savoir plus sur ce roman…

Tout sur l’édition 2011 du prix populiste.

Actualités

17 mars 2021

> Une première sélection de 10 titres pour le cru 2020-2021

Réuni le 16 mars 2021 en visioconférence, le jury du prix Eugène Dabit
du roman populiste a retenu en première sélection dix romans parus en 2020 et 2021.

  • Corinne Atlas, Les Riverains (Herodios)
  • Salomé Berlemont-Gilles, Le premier qui tombera (Grasset)
  • Grégoire Delacourt, Un jour viendra couleur d’orange (Grasset)
  • Aurélien Delsaux, Pour Luky (Noir sur blanc)
  • Thomas Flahaut, Les Nuits d’été (éditions de l’Olivier)
  • Françoise Henry, Loin du soleil (éditions du Rocher)
  • Hervé Le Corre, Traverser la nuit (Rivages)
  • Laurent Petitmangin, Ce qu’il faut de nuit (La Manufacture de livres)
  • Jean Rolin, Le Pont de Bezons (P.O.L)
  • Samira Sedira, Des Gens comme eux (La Brune, au Rouergue)

Tous ces ouvrages, dans leur diversité d’approches et de styles, ont emporté la conviction du jury pour la substance des récits, leur ancrage dans le réel, la puissance des situations, la vivacité des personnages et la bienveillance du regard des autrices et auteurs pour restituer une parole, reconnaître une existence à des êtres trop souvent niés ou muselés.

La prochaine sélection, de cinq titres ou moins, est prévue le 8 avril 2021.

La désignation de la lauréate ou du lauréat aura lieu le 15 avril 2021.

La cérémonie de remise du prix 2020-2021 se tiendra le 4 mai sous une forme qui reste à définir en fonction du contexte sanitaire.

La marraine de l’évènement, Maryse Wolinski, nous permettra de rendre un hommage à Georges Wolinski, qui fut membre de notre jury jusqu’à son assassinat, en 2015. Hommage sera aussi rendu à notre jurée Nicky Fasquelle, victime en 2020 de la première vague de la Covid.

La dotation du prix Eugène Dabit du roman populiste est portée à 3000 €.

18 avril 2020

> Adieu Nicky

Repas du jury en 2012, à l’Hôtel du Nord. De gauche à droite : Valentine Goby, NICKY FASQUELLE, Xavier Houssin, Michèle Lesbre, Joseph Da Costa, Michel Quint et Akli Tadjer.

Nous sommes tristes. Nicky Fasquelle ne sera pas à notre prochain rendez-vous de jury du prix du roman populiste. Dans l’ombre de notre ignorance, le virus assassin nous a ôté sa présence joyeuse, ses éclats de rire spontanés, son sourire malicieux et bienveillant, ses choix de lecture avisés.
À la demande d’Armand Lanoux, elle avait contribué dès 1984, avec Marcel Jullian, Jérôme Garcin, Paul Morelle, Clément Lépidis, Raymond Jean, Louis Nucera, Claude Poulain… à la restauration du « Prix Populiste ». Membre du bureau de l’association, participant à la première proclamation du Prix à Beauvais elle avait, comme tous les membres du jury cette année-là, mis la main à la poche pour doter le lauréat.
D’une grande générosité elle a souvent accueilli le jury pour ses réunions au restaurant « Le Perron ». Attentive à aux problèmes personnels des uns ou des autres, après les réunions, elle raccompagnait toujours en voiture Alexandre Astruc. En vacances en Espagne en 1997, elle avait téléphoné à plusieurs membres du jury pour s’assurer de leur présence auprès du fils de Clément Lépidis, qui venait de décéder.
Son engagement pour le « Prix Populiste » était entier. Toujours présente aux réunions de sélection, ses choix étaient dictés par une grande connaissance de la littérature et l’estime qu’elle portait aux écrivains, aux nouveaux talents. Des choix toujours impartiaux, quels que soient ses liens avec les milieux de l’édition. Femme libre, intègre, décomplexée, aucune pression n’avait prise sur ses appréciations.
Aux fêtes du livre de Saint-Étienne, Belfort, Toulon, dans les villes d’accueil pour la remise du prix, elle était là, avec Jean Vautrin, Patrick Rambaud, Cavanna, Wolinski, Dan Franck, Akli Tadjer et se tenait humblement derrière le stand du Magazine littéraire. Jean Vautrin avait coutume de dire que nous étions une académie de bons vivants amoureux des livres, du bon vin et des simples gens. Nicky en restera l’emblématique représentante.
Joseph Da Costa

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